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Friday, 20 October 2017

Additional $500 million in subsidized loans for late 2017

Additional $500 million in 
subsidized loans for late 2017
Expatriates to benefit from subsidized loans


The Central Bank (BDL) has decided to inject an additional $500 million to the stimulus package for 2017 which aims to finance productive projects and home purchases at subsidized rates, according to BDL’s intermediate circular 475.

This brings the stimulus earmarked for the current year to $1.5 billion. The $1 billion originally allocated for 2017 has already been used up.

BDL will continue to charge the banks a one percent interest rate on the additional funds if they are denominated in liras. The banks will pay an interest rate equivalent to the upper limit of the US Federal Funds Rate (FFR) on loans denominated in dollars.

The additional funds should be used to finance new projects or to expand existing ones. They cannot be used to refinance existing projects. The benefiting projects can come from various productive sectors including energy, environmental, and artistic industries such as film and movie production.

Lebanese expatriates living abroad for more than five years can benefit from subsidized loans of up to $800,000 to buy residential units in Lebanon. They can also obtain subsidized loans of up to $15 million to finance new projects on the local market with the exception of real estate development projects.

The Central Bank said in the circular that starting from Oct. 20, 2017 banks can no longer benefit from exemptions on part of their reserve requirements against subsidized loans. BDL launched an initiative in 2009 to encourage banks to provide soft loans to the private sector by exempting them from part of their reserve requirements. In 2013, BDL launched the stimulus program as many banks could no longer qualify for reserve requirement cuts.

With the additional sum allocated for the remainder of 2017, the funds injected by BDL to stimulate the economy reach $5.9 billion. The annual amount injected in the economy was often $1 billion, only in 2013 and 2017 did it exceed this figure to reach $1.5 billion.


Reported by Shikrallah Nakhoul
Oct 20, 2017


Tuesday, 1 December 2015

Immobilier. Les ventes ont reculé d’un milliard de dollars


Il est clair que tous les indicateurs économiques ont enregistré une régression au cours des neuf premiers mois de 2015 sur un an. Le recul du secteur de l’immobilier est le plus percutant vu ses retombées indirectes sur plusieurs autres secteurs économiques productifs si l’on prend en compte le dicton populaire qui dit: «Lorsque le bâtiment va, tout va». En effet, le secteur de la construction et de l’immobilier est un pilier fondamental de la croissance économique d’autant que sa part représentait près de 20% du PIB. Aujourd’hui, sa part a reculé, pour tourner autour de 17%.

La valeur des transactions immobilières a ainsi enregistré une baisse de près d’un milliard de dollars de janvier à fin septembre 2015 sur un an, passant de 6,7 milliards de dollars sur la période couverte en 2014 à 5,7 milliards en 2015, soit un recul de 14%. Dans le même contexte, le volume du ciment délivré a régressé de 14,6%. Certains courtiers immobiliers sont persuadés que seuls les prix sur les appartements de grand standing ont été affectés à la baisse en l’absence des grandes fortunes arabes d’une part, et la satisfaction, dans un passé récent, de la forte demande des Libanais aisés, qui ont agrandi leurs appartements ou se sont déplacés vers des quartiers plus huppés, d’autre part. 


Reste le segment des jeunes couples qui sont en instance de s’installer, et les célibataires qui souhaitent quitter le giron familial pour gagner leur indépendance. La demande de ce segment de clientèle est bien définie: il s’agit d’appartements de petites et moyennes dimensions, dont le prix est inférieur à 400 000 dollars. Cette catégorie de demande n’aurait pas subi de coupe substantielle si l’on prend en considération la part des prêts logement dont les taux d’intérêt sont bonifiés grâce à la subvention de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci représente entre 52 et 54% du total des avances consacrées à l’acquisition d’une résidence principale. Ainsi, dans un environnement d’instabilité locale et régionale, la demande sur l’immobilier est concentrée sur un segment de jeunes résidants ou non résidants, dont le budget est limité, ce qui a entraîné un recul du nombre des transactions immobilières de janvier à septembre 2015 de 13% sur un an, en 2015. En revanche, l’existence de cette catégorie de demandes a contribué à maintenir sur pied le secteur immobilier dans son ensemble. 

A cet élément, il faudrait ajouter l’absence du marché de réels spéculateurs (le nombre de spéculateurs ne dépasse pas 20% des acheteurs); l’absence de bulle immobilière qui se traduit au Liban par un mouvement de hausse graduelle des prix pour ensuite se stabiliser lors du ralentissement économique dans un processus d’absorption des nouveaux prix; l’effet de levier des développeurs immobiliers relativement faible, qui comptent plutôt sur un autofinancement de leurs projets et, enfin, la disponibilité limitée des terrains à construire surtout dans les chefs-lieux des mohafazat.

Liliane Mokbel (l'Hebdo Magazine, Dec 2015)